Veille Hebdomadaire du 8 au 12 mai #SantéGuyane – Leucemie/Lepre/DemographieMedicale/Inegalite

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Veille d’information hebdomadaire de l’ORSG-CRISMS

du 8 au 12 mai 2023

La lèpre en Guyane française, de 2015 à 2021 : Dynamique d’un problème persistant de santé publique

« Une résurgence de la lèpre comme problème de santé publique en Guyane a été rapportée sur la période 2007 à 2014, notamment chez les orpailleurs brésiliens. La polychimiothérapie prolongée et les réactions d’inversion représentent un défi thérapeutique. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’évolution de la lèpre dans ce territoire européen d’outre-mer. Tous les patients atteints de lèpre confirmée en histopathologie entre le 1er janvier 2015 et le 31 décembre 2021 ont été inclus. Au total, 86 patients ont été inclus, dont 64 nouveaux cas et 22 cas déjà diagnostiqués. Soixante patients (70%) étaient des hommes, 6 cas étaient pédiatriques. Les orpailleurs brésiliens représentaient 44,1% des professions déclarées (15/34). Les Marrons représentaient la deuxième communauté (13 patients, 15%). Les formes multibacillaires et paucibacillaires ont été retrouvées chez 53 (71%) et 22 (29%) patients, respectivement. La prévalence annuelle n’a jamais dépassé le seuil de 1/10 000. L’incidence et la prévalence moyennes étaient significativement inférieures à celles de la période 2007-2014 (p < 0,0001). Des réactions d’inversion ont été constatées chez 29 patients et ont presque toujours nécessité une longue cure de stéroïdes. L’infliximab a permis de réduire la durée du traitement par stéroïdes dans 2 cas sur 2. En conclusion, la prévalence de la lèpre a diminué de manière significative en Guyane française, mais reste influencée par la population d’orpailleurs illégaux. Les médicaments anti-facteur de nécrose tumorale (anti-TNF) représentent une option prometteuse dans la gestion des réactions d’inversion. » [Résumé site web traduit avec Deepl]

Source : PubMed (consulté le 09/05/2023)

 

Leucémies et lymphomes à cellules T de l’adulte en Guyane française : une analyse rétrospective avec des données de vie réelle de 2009 à 2019 s’étend…

« CONTEXTE : La leucémie/lymphome à cellules T adultes (LAT), l’un des cancers les plus agressifs au monde, survient chez 5 % des 10 millions de personnes vivant avec le HTLV-1 dans le monde. La Guyane française, un territoire français d’outre-mer situé en Amérique du Sud, est l’une des zones d’endémie du HTLV-1 les plus élevées au monde. Nous décrivons ici les caractéristiques démographiques et cliniques et l’évolution de l’ATL dans cette région.

MÉTHODES : Nous avons recueilli rétrospectivement les données de tous les patients diagnostiqués entre 2009 et 2019. Les patients ont été répartis selon la classification de Shimoyama. Les facteurs pronostiques ont été explorés par une analyse univariée.

RÉSULTATS : Sur la période d’étude de 10 ans, 41 patients avec un âge médian de 54 ans au moment du diagnostic ont été identifiés, parmi lesquels 56% étaient des femmes. Seize patients (39 %) étaient des Marrons, un groupe culturel descendant des Africains esclaves en fuite de l’ancienne Guyane néerlandaise. Parmi la population étudiée, 23 (56%) présentaient un type aigu, 14 (34%) un type de lymphome, et une et une tumeur cutanée chronique et primaire, respectivement. Le traitement de première intention comprenait soit la chimiothérapie, soit la zidovudine associée à l’interféron alpha pégylé. La survie globale à 4 ans était de 11,4 % pour l’ensemble de la population, avec 0 % et 11 % pour le lymphome et les formes aiguës, respectivement. La médiane de survie sans progression était de 93 et 115 jours pour le groupe des formes aiguës et le groupe des lymphomes (p = 0,37), respectivement. Parmi les 29 patients décédés, 8 (28%) sont morts de toxicité, 7 (24%) sont morts de la progression de la maladie et la cause du décès est restée inconnue chez 14 (48%) patients. En raison du mauvais pronostic général, aucun facteur pronostique significatif n’a pu être identifié.

INTERPRÉTATION : Cette étude fournit des données sur la vie réelle des patients atteints d’ATL en Guyane française, un territoire isolé dans une région à revenu moyen. Les patients, principalement des Marrons, étaient plus jeunes et le pronostic était plus sombre que prévu par rapport aux patients japonais. » [Résumé site web traduit avec Deepl]

Source : PubMed (consulté le 09/05/2023)

 

Maladies infectieuses émergentes et nouvelles pandémies : Danser avec un fantôme ! Leçons de recherche inter- et transdisciplinaire en Guyane française, l’Amérique du Sud s’agrandit

« À la lumière des défis actuels de la santé publique internationale, les appels à la recherche inter- et transdisciplinaire se multiplient, en particulier en réponse à des questions complexes et croisées. Bien qu’elle soit largement utilisée sous le drapeau “One Health”, la manière dont la science interdisciplinaire et transdisciplinaire devrait être appliquée à la recherche sur les maladies infectieuses, à la santé publique et aux différentes parties prenantes n’est toujours pas claire. Nous présentons et discutons ici notre expérience scientifique et biomédicale commune en Guyane française, en Amérique du Sud, pour mener et enrichir la recherche sur les maladies infectieuses à transmission vectorielle et zoonotique, dans le but de traduire les résultats en termes de santé publique et d’acteurs politiques. Nous soulignons la dissolution progressive et réussie des frontières disciplinaires qui vont au-delà des hypothèses positives de One Health et nous soutenons que les conditions locales spécifiques, ainsi que le soutien fort des institutions médicales et de recherche, ont facilité une émulsion vers la science inter- et transdisciplinaire. Cet argument vise à améliorer les réponses aux problèmes de santé publique en Guyane française et dans d’autres pays et régions du monde. » [Résumé site web traduit avec Deepl]

Source : PubMed (consulté le 09/05/2023)

 

La transition épidémiologique en Guyane : Tendances séculaires et reculs, et comparaisons avec la France continentale et les pays d’Amérique du Sud se développent

« Il existe de grandes variations entre les sous-groupes de population, notamment dans les pays les plus pauvres, conduisant à des incohérences substantielles avec celles prédites par la théorie classique de la transition épidémiologique. Dans ce contexte, en utilisant des données publiques, nous avons cherché à déterminer comment le cas singulier de la Guyane française s’inscrivait et évoluait dans le cadre de la transition épidémiologique. Les données montrent un déclin progressif de la mortalité infantile jusqu’à des valeurs supérieures à 8 pour 1000 naissances vivantes. Les taux de mortalité prématurée étaient plus élevés mais ont diminué plus rapidement en Guyane qu’en France métropolitaine jusqu’en 2017, date à laquelle ils sont remontés dans un contexte de troubles politiques suivis de la pandémie de COVID-19 et d’une forte réticence à se faire vacciner. Si les infections étaient une cause plus fréquente de décès en Guyane, on observe un net recul et les causes circulatoires et métaboliques sont des causes majeures de décès prématurés. Les taux de fécondité restent élevés (>3 naissances vivantes par femme) et la structure d’âge de la population est toujours pyramidale. Les singularités de la Guyane (pays riche, système de santé universel, pauvreté généralisée) expliquent que sa transition ne s’inscrive pas parfaitement dans les étapes habituelles de la transition. Au-delà des améliorations progressives des tendances séculaires, les données suggèrent également que les troubles politiques et les “fake news” ont pu avoir un impact négatif sur la mortalité en Guyane et inverser les tendances à l’amélioration. » [Résumé site web traduit avec Deepl]

Source : PubMed (consulté le 09/05/2023)

 

Les étudiantes en formation d’infirmière sont trois fois plus nombreuses à abandonner en première année en 2021 qu’en 2011

« La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie une étude sur les abandons en formation d’infirmière et dans les autres formations de santé, de 2011 à 2021, à partir des données de l’enquête annuelle sur les écoles de formation aux professions de santé (enquête « Écoles »). Pour chacune des formations sanitaires du champ de l’enquête, le nombre et le taux d’abandons par année d’études, ainsi que par promotion, sont disponibles. » [Résumé site web]

Source : DREES (consulté le 11 mai 2023)

 

Dépenses de santé et restes à charge pour les patients : comment expliquer les disparités entre départements ?

 « En France, en 2018, les dépenses de santé s’élèvent à 2 750 euros en moyenne par patient et varient beaucoup selon les départements : de 2 290 euros en Loire-Atlantique à 3 550 euros en Haute-Corse. Les dépenses moyennes les plus élevées se situent dans les départements ruraux du centre et du nord-est de la France métropolitaine ainsi qu’en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Martinique et en Guadeloupe. Les plus faibles se trouvent dans le quart nord-ouest de la France métropolitaine, en Rhône-Alpes, en Guyane et en Île-de-France. » [Extrait site web]

Source : DREES (consulté le 09/05/2023)