Zika : Nouvelles informations et recommandations

04 fvrier 2016 - Alerte sanitaire

Moustique

Face à la situation épidémique en Martinique et Guyane, le Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes a  mis en place des mesures et émis des recommandations pour lutter contre la propagation du virus Zika.

Hier, Marisol Touraine rencontrait les élus des territoires ultramarins. A cette occasion, il a été promis des mesures et des moyens notamment sur la lutte anti-vectorielle pour contenir l’expansion du virus du Zika. Actuellement au stade « épidémique installée », il faut relever 2287 cas en Martinique et 245 en Guyane. 20 femmes enceintes sont actuelles positives et suivies. Aucune malformation n’a été pour l’instant détectée.

Ses mesures font échos à une information récente : aux Etats Unis (Texas), il a été rapporté des cas de contaminations par rapport sexuel avec une personne malade. Selon le principe de précaution, le Conseil national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) a communiqué un avis le 2 février, recommandant « l’emploi du préservatif […] pour les femmes enceintes ou en âge de procréer en zones d’endémie ou dont le compagnon est suspect d’être infecté« .

Ainsi, le gouvernement a proposé :

  • 50 réservistes pré-mobilisés composés d’équipes de 4-5 médecins dont des réanimateurs et 6-8 infirmiers
  • Huit respirateurs supplémentaires sont envoyés outre-Atlantique
  • les dons de gamètes et les AMP différés suite aux recommandations de l’Agence de la biomédecine
  • l’usage du préservatif recommandé pour les femmes enceintes
  • Une procédure pour une prise en charge ambulatoire pour limiter les files d’attente en milieu hospitalier, avec un test de diagnostic biologique spécifique.

De plus, un comité de suivi hebdomadaire est désormais installé auprès des ARS de Martinique et de Guyane, dont les publications sont disponibles sur le site des autorités sanitaires. Un suivi et une prise en charge spécifiques ont d’ailleurs été mis en place pour les femmes enceintes résidant dans les territoires touchés. Un bilan etiologique complet et s’il revient positif une surveillance échographique mensuelle.De la documentation a été mise à disposition des professionnels de santé qui interviennent auprès de ce public. Le ministre a également annoncé son intention de « renforcer le matériel de prise en charge en réanimation des syndromes neurologiques graves dans les hôpitaux concernés« , sans attendre les résultats définitifs de la mission d’évaluation actuellement menée par l’Établissement de préparation et réponse aux urgences sanitaires (Eprus).

Ce sont des dispositifs évolutifs, comme le rappelle le ministère, qui n’ont pas vocation d’alarmer la population mais de prévenir le risque que présente cette pathologie. Marisol Touraine souhaite soutenir les acteurs dans les départements français d’Amérique et a exprimé sa volonté de s’y rendre d’ici fin février pour aller à leur rencontre.

 

Plus : Le ZIKA, ailleurs

En France hexagonale, l’inquiétude monte également avec 9 cas importés depuis janvier, avec un cas présentant une forme neurologique de l’infection.

Quant au Brésil, particulièrement touché par le virus Zika, l’incidence annuelle des microcéphalies ne dépassait d’ordinaire pas quelques dizaines de cas par an. Mais plusieurs milliers de cas sont apparus en novembre et décembre 2015, notamment dans les états voisins Para et Amapa. Elles constituent près de 1% des naissances brésiliennes, selon les autorités sanitaires locales.

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