Veille Hebdomadaire du 26 au 30 octobre #SantéGuyane – COVID19; Suicide; Santé mentale; Environnement santé; Oroupouche; Données de santé; Métaux lourds

10 novembre 2020 - Actualités nationales

Veille couverture site web - TWTER (5)

Veille d’information hebdomadaire de l’ORSG-CRISMS

Plusieurs indicateurs repartent à la hausse

« Avec vingt cas confirmés en moyenne chaque jour la semaine dernière, la plupart des indicateurs repartent à la hausse dans le point épidémiologique Covid-19 que publie Santé publique France aujourd’hui. Ce nombre de cas repart notamment à la hausse dans l’Île-de-Cayenne et le secteur des Savanes, alors qu’il est stable dans l’est et dans l’ouest. L’incidence hebdomadaire s’élève à 47 cas pour 100 000 habitants ; le taux de reproduction du virus est estimé à 1,16. Le nombre de tests (737 pour 100 000 habitants) et le taux de positivité (6,4 %, correspondant à la moyenne depuis la mi-août) sont également en hausse. Les passages aux urgences pour Covid-19 continuent de baisser. » [résumé]

Source : ARS Guyane (consulté le 30 octobre 2020)

Synthèse des connaissances sur l’impact d’une crise sanitaire ou économique sur les comportements suicidaires

« Une synthèse des connaissances a été menée sur l’impact d’une crise sanitaire ou économique sur les comportements suicidaires. Elle suggère que des facteurs de risque de suicide reconnus peuvent être aggravés et que certaines populations sont plus vulnérables au suicide en contexte de pandémie. En conclusion quelques pistes d’action sont proposées. » [résumé site web]

Source : INSPQ (consulté le 30 octobre 2020)

Journée européenne de la dépression : le ministère des Solidarités et de la Santé souhaite renforcer la prévention et le traitement de la dépression, ainsi que l’accompagnement des personnes face à cette maladie.

« Bien des idées fausses circulent encore sur la dépression, souvent perçue comme une faiblesse de l’âme, de la paresse, du « laisser aller » ; qui serait liée à des facteurs de stress exclusifs (problèmes professionnels, financiers, conjugaux) ; qui serait accessible à la volonté, de l’ordre de l’injonction, du « remue toi ». Loin de ces préjugés, le ministère des Solidarités et de la Santé rappelle que la dépression n’est pas un mal-être passager qu’il faut cacher, mais une véritable maladie pour laquelle chacun peut accéder à une prise en charge appropriée, en surmontant les discriminations qui s’y attachent, le sentiment de honte ou la culpabilité qui y sont parfois associés.

La dépression est une maladie qui touche tous les âges, depuis l’enfance jusque très tard dans la vie. C’est le trouble psychique le plus fréquent. En France, on estime que près d’une personne sur cinq a souffert ou souffrira d’une dépression au cours de sa vie. Une enquête de Santé Publique France[1] a permis d’estimer qu’environ 8% de la population active occupée en France en 2017 avait eu un épisode dépressif au cours des 12 derniers mois, avec une différence selon le sexe : les femmes présentent une dépression deux fois plus souvent que les hommes (11% contre 5%), leurs conditions socio-économiques plus désavantagées en constituant l’un des principaux facteurs de risque. Chez les plus jeunes, la prévalence des troubles dépressifs est estimée entre 2,1 à 3,4 % chez l’enfant et à 14 % chez l’adolescent. » [résumé site web]

Source : Ministère des affaires sociales et de la santé (consulté le 28 octobre 2020)

Permettre à chacun d’être acteur de son environnement et de sa santé : le Gouvernement met en consultation le 4ème Plan national santé environnement

« À partir d’aujourd’hui, lundi 26 octobre 2020, et jusqu’au 9 décembre 2020, citoyens, professionnels et associations sont appelés à donner leur avis concernant le quatrième Plan national santé environnement (PNSE4). Présenté le 22 octobre dernier par Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, et Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, lors de la réunion du Groupe Santé Environnement (GSE), le PNSE4 vise à prévenir les risques sanitaires liés à la dégradation de l’environnement (qualité de l’air intérieur, exposition aux produits chimiques, aux ondes, au bruit etc.) et à permettre à chacun d’être acteur de son environnement et de sa santé. » [résumé site web]

Source : Ministère des affaires sociales et de la santé (consulté le 28 octobre 2020

Maladie à virus Oropouche – Guyane française (France)

Bulletin d’information sur les flambées épidémiques
 « Le 30 septembre 2020, l’Agence régionale de santé (ARS) de la Guyane française a signalé que le virus Oropouche (OROV) avait été détecté pour la première fois en Guyane française. Le 22 septembre 2020, l’Institut Pasteur de Cayenne (membre du Centre national de référence arbovirus) a notifié au Point focal national RSI pour la France sept cas confirmés en laboratoire d’infection à virus Oropouche dans le village de Saül. »

Source : OMS (consulté le 28 octobre 2020)

Un projet d’étude sur la présence de la covid-19 dans les eaux usées

L’Office de l’Eau présente un projet de recherche sur la présence de la covid-19 dans les eaux et les boues d’assainissement, lors de la Journée scientifique de ce jour, à l’Université de Guyane.

 Cette conférence organisée par le GIS-IRISTA a pour objectif de faire le point sur les projets de recherche en cours et à venir sur la covid-19. Elle réunit notamment les organismes de recherches, des doctorants, des professionnels de santé et des institutions publiques (ARS, ADEME, Institut Pasteur…).

A cette occasion, Marjorie Gallay, ingénieure de l’environnement et Marjorie Rougé, technicienne eau & assainissement , à l’Office ont présenté un projet de recherche sur la présence d’ARN de la covid-19 dans les eaux usées et dans les boues d’épandage des stations d’épuration locales.

Lors du traitement des eaux usées, des boues sont produites et sont ensuite réutilisées par les agriculteurs. Cette pratique s’appelle l’épandage et sert à apporter de la matière organique aux sols agricoles comme de l’azote et du phosphore. Or ces boues produites durant la crise sanitaire peuvent potentiellement contenir des traces de la covid-19.

La réalisation de cette étude permettra : 

  • de définir s’il y a une présence de l’ARN du virus dans les boues,
  • de mieux gérer et de sécuriser la gestion des boues d’épandage si elles sont contaminées.

Cette étude est portée en collaboration avec l’ARS et l’IRD.

Source : Eau Guyane (consulté le 27 octobre 2020)

Communiqué de l’Académie : « Retour d’expérience : concevoir un dépistage efficace »

« L’accélération de l’épidémie de Covid-19, identifiée en France depuis plusieurs semaines, n’a pas été contrôlée, d’où la nécessité de recourir à un confinement partiel : de nombreux départements et de grandes agglomérations urbaines sont placés en état d’urgence sanitaire avec couvre-feu. Cette décision nécessaire s’est appuyée sur 3 indicateurs récemment définis : (i) un taux d’incidence supérieur à 250 pour 100 000 habitants, (ii) un taux d’incidence chez les plus de 65 ans supérieur à 100 cas pour 100 000 habitants et (iii) un taux d’occupation des lits de réanimation par des patients atteints de Covid-19 dépassant 30%.

Indispensables lorsque la situation épidémiologique compromet les capacités d’accueil des services de réanimation [1], ces indicateurs tardifs devraient être complétés par des systèmes d’alerte plus précoces permettant de réagir en amont pour maintenir l’épidémie sous contrôle.

Malgré une « doctrine de priorisation » des tests RT-PCR instaurée depuis un mois, la stratégie « tester, tracer, isoler » ne parvient pas à casser toutes les chaînes de transmission : les résultats sont rendus avec trop de retard, les capacités de traçage sont insuffisantes et l’isolement n’est pas systématiquement respecté. La libération trop tardive des tests rapides d’orientation diagnostique (TRODs) a privé la lutte contre la résurgence épidémique d’une arme essentielle [2]. Promulguée le 14 octobre, la nouvelle stratégie « tester, alerter, protéger » rencontre les mêmes obstacles, et se trouve actuellement débordée par la circulation intensive du SARS-CoV-2 sur l’ensemble du territoire.

L’évolution de la pandémie de Covid-19 laissant prévoir une série de rebonds rythmés par l’intensité et la continuité des mesures de contrôle mises en œuvre, il est nécessaire de tirer les leçons du déconfinement et d’anticiper une stratégie de dépistage ciblé à mettre en œuvre dès que seront levées les mesures d’urgence sanitaire. L’objectif prioritaire de cette stratégie doit être la détection précoce des foyers de transmission du SARS-CoV-2, sans attendre l’apparition des premiers cas symptomatiques, afin de les circonscrire rapidement. » [résumé site web]

Source : Académie Nationale de Médecine (consulté le 27 octobre 2020)

Le Conseil d’État demande au Health Data Hub des garanties supplémentaires pour limiter le risque de transfert vers les États-Unis

« Dans son ordonnance du 13 octobre 2020, le Conseil d’État reconnaît l’existence d’un risque de transfert de données issues du Health Data Hub vers les États-Unis et demande des garanties supplémentaires. La CNIL conseillera les autorités publiques sur les mesures appropriées et veillera, pour l’autorisation des projets de recherche liées à la crise sanitaire, à ce que le recours à la plateforme soit réellement nécessaire. » [résumé site web]

Source : CNIL (consulté le 27 octobre 2020)

Recommandations du Comité Scientifique Territorial du 26 octobre 2020

 Une nouvelle réunion du Comité Scientifique Territorial, installé par la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG), se tenait ce lundi 26 octobre 2020, dans le cadre de la crise sanitaire liée au Covid-19.

À l’issue de cette rencontre, le comité est en capacité d’émettre un certain nombre de recommandations à destination des autorités sanitaires, fondées sur l’évaluation de la situation épidémiologique sur le territoire :

Il préconise donc :

  • Un maintien de la vigilance, notamment en prévention d’un éventuel rebond de l’épidémie qui pourrait être favorisé par la saison des pluies ou les prochains épisodes pluvieux ;
  • Le renforcement des contrôles aux frontières terrestres et aériennes ;
  • la mise en place par les Etablissements Publics de Coopération Intercommunale, d’une politique de gestion des déchets potentiellement contaminés. Les membres préconisent la mise en place d’un dispositif : “borne à masque” et la récupération pour traitement selon un protocole DASRI (Déchet d’Activité de Soin à risque Infectieux) pour palier la dissémination de masques usagés, potentiellement vecteurs de matériel viral Covid- 19 ;
  • la prise en compte – au regard de la validation de la Haute Autorité de la Santé – des tests antigéniques effectués par un médecin agréé dans le cadre d’un dépistage avant un vol transatlantique (au même titre que la PCR) ;
  • la réactivation du partenariat avec la Médecine de Ville (Médecins, IDE,…) en collaboration avec l’Union Régionale des Professionnels de Santé (URPS) et l’Agence Régionale de Santé (ARS) ;
  • le renforcement du réseau sentinelle de veille épidémiologique (Réseau Sentinelle/Santé Publique France) sous l’égide de l’Observatoire Régional de Santé de Guyane (ORSG) ;
  • la réactivation des principes de détection des complications majeures du Covid-19 en milieu pré-hospitalier ;
  • une contractualisation avec la start-up guyanaise Sinergy Group pour le recueil de données épidémiologiques sur une plus large échelle en faveur d’une cartographie en temps réel.

Source : CTG (consulté le 27 octobre 2020)

Distinguer la grippe de la COVID-19 : dans quelles situations et avec quels tests ?

 « Ces dernières semaines, la HAS a établi la stratégie d’utilisation des différents tests de diagnostic de la COVID-19. En période de co-circulation de différents virus (SARS-CoV-2 mais aussi virus de la grippe et autres virus respiratoires), elle s’intéresse aujourd’hui à ce qui va permettre aux professionnels de santé de les distinguer. Elle définit ainsi les indications des tests combinés, utiles lorsque le résultat impacte la prise en en charge du patient et son éventuel isolement. » [résumé site web]

Source : HAS (consulté le 27 octobre 2020)

Rapport trimestriel de mesures – Juillet à Septembre 2020

« Vous trouverez le rapport des analyses différées pour les métaux lourds et le benzène ainsi qu’un état des lieux de la qualité de l’air pendant le troisième trimestre 2020. » [résumé site web]

Source : ATMO Guyane (consulté le 27 octobre 2020)

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