Paludisme-COVID19#VeilleSantéGuyane

05 aot 2020 - Actualités nationales

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Resurgence risk for malaria, and the characterization of a recent outbreak in an Amazonian border area between French Guiana and Brazil.

1« CONTEXTE: En 2017, les habitants de la frontière entre la Guyane française et le Brésil ont été touchés par une épidémie de paludisme principalement due à Plasmodium vivax (Pv). Alors que les cas de paludisme ont diminué régulièrement entre 2005 et 2016 dans cette région amazonienne, une résurgence a été observée en 2017.

MÉTHODES: Deux investigations ont été réalisées selon différentes échelles spatiales et détails d’information: (1) une étude locale à la frontière guyanaise, qui a permis une enquête approfondie sur les cas de paludisme traités dans un centre de santé villageois local et les circonstances entomologiques des plus touchés. voisinage, et (2) une étude régionale et transfrontalière, qui a permis d’explorer la dynamique épidémique spatio-temporelle régionale. Le nombre et la localisation des cas de paludisme ont été estimés à l’aide des systèmes de surveillance français et brésiliens.

RÉSULTATS: Du côté guyanais de la frontière à Saint-Georges de l’Oyapock, le taux d’attaque était de 5,5% (n = 4000), atteignant 51,4% (n = 175) dans un quartier autochtone. Les découvertes entomologiques suggèrent un pic de densité d’Anopheles darlingi en août et septembre. Deux femmes An. darlingi (n = 1104, 0,18%) se sont révélés positifs pour le Pv pendant ce pic. Au cours de la même période, des données agrégées issues de la surveillance passive menée par les centres de santé frontaliers brésiliens et guyanais ont identifié 1566 cas d’infection au Pv. La distribution temporelle au cours de la période 2007-2018 a affiché des tendances saisonnières avec un pic en novembre 2017. Quatre grappes ont été identifiées parmi les profils épidémiques des localités de la zone transfrontalière. Toutes les localités des deux premiers groupes étaient brésiliennes. La localisation de la première grappe suggère un début de l’épidémie dans une réserve autochtone, s’étendant par la suite aux quartiers autochtones français et aux communautés non autochtones.

CONCLUSIONS: Les résultats actuels démontrent une augmentation potentielle des cas de paludisme dans une zone avec des nombres par ailleurs en baisse. Il s’agit d’une région transfrontalière où la mobilité humaine et les populations éloignées défient les programmes de lutte contre le paludisme. Cette enquête illustre l’importance de la surveillance internationale des frontières et de la collaboration pour la lutte antipaludique, en particulier dans les villages autochtones et les populations mobiles. » [résumé site web – traduction à l’aide de Google]

Source : PubMed (consulté le 4 aout 2020)

 

Une nouvelle réunion du Comité Territorial scientifique, installé par la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG), se tenait ce lundi  3 août 2020, dans le cadre de la crise sanitaire liée au Covid-19.

2« À l’issue de cette rencontre, le comité est en capacité d’émettre un certain nombre de recommandations à destination des autorités sanitaires, fondées sur l’évaluation de la situation épidémiologique sur le territoire :

 Il préconise donc :

  1. la mise à disposition, dans un contexte de tension sur les tests, de 300 000 tests déjà acquis par l’état et dévolus prioritairement à la Guyane.
  2. compte-tenu des moyens susmentionnés, la mise en place, d’un deuxième test PCR (classique ou salivaire) pour les patients testés positifs, comme indicateur de la fin de leur état contaminant.
  3. l’attribution de 40 000 tests Thermo-Fischer, sur la Guyane, au CNRS et à l’IRD, dans le cadre du programme de dépistage environnemental.
  4. la mise en place d’une analyse sérologique statistique sur un échantillon représentatif, permettant d’évaluer l’impact réel de l’épidémie sur la population guyanaise, son immunité mais également la pérennité de la mémoire immunitaire. » [résumé site web]

Source : CTG (consulté le 4 aout 2020)

3Le R effectif calculé à 0,88 pour la Guyane

« Dans son dernier point épidémiologique, Santé publique France annonce un taux de reproduction effectif du virus à 0,88 pour la Guyane. Avec une marge d’erreur de 0,81 à 0,95. Ce taux inférieur à 1 confirme le ralentissement de l’épidémie, même si la situation est à nuancer selon les territoires. Ce R effectif est calculé à partir des cas biologiquement confirmés. Les taux calculés à partir des entrées en hospitalisation ou en réanimation sont à 1,10. Il est envisageable qu’ils suivent, avec une ou deux semaines de retard, la même tendance à la baisse.

En  France  métropolitaine,  le  nombre  de  reproduction  calculé  à  partir  des  données  virologiques (SI-DEP)  est  de  1,38  (intervalle  de  confiance. Celui  calculé  à  partir  des  données  de passages aux urgences (OSCOUR®) est de 1,10. Ces deux estimations sont significativement supérieures à 1, ce qui indique que l’épidémie est en progression. En  région, les nombres de reproduction estimés à partir de SI-DEP et OSCOUR sont significativement supérieurs  à  1  dans  3  régions  :  Auvergne-Rhône-Alpes,  Grand-Est  et  Ile-de-France. Le nombre de reproduction SI-DEP est significativement supérieur à 1 dans 7 régions supplémentaires mais sans que celui calculé à partir des passages aux urgences ne soit significativement supérieur à 1 : Bretagne, Centre-Val de Loire,  Hauts-de-France,  Nouvelle-Aquitaine,  Occitanie,  Pays  de  la  Loire  et  Provence-Alpes-Côte  d’Azur. » [résumé site web]

Source : ARS Guyane : Lettre du pro (consulté le 4 aout 2020)

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