Nouveau virus de la grippe du porc, surveillance COVID-19 #VeilleSantéGuyane

10 juillet 2020 - Actualités nationales

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19La détection d’un nouveau virus de la grippe du porc en Chine souligne l’importance de surveiller cette maladie chez le porc

« Même s’il présente certaines caractéristiques favorables à la diffusion chez l’homme, le nouveau virus de la grippe détecté en Chine chez le porc ne représente pas un risque immédiat de pandémie pour l’Homme. Son apparition rappelle cependant la nécessité de surveiller l’émergence et la propagation des virus grippaux porcins, afin d’être prêt à développer de nouveaux vaccins si nécessaire. » [résumé site web]

Source : ANSES (consulté le 10 juillet 2020) - La détection d’un nouveau virus de la grippe du porc en Chine souligne l’importance de surveiller cette maladie chez le porc

 

20Covid-19 : surveillance de la circulation du SARS-Cov-2 dans les eaux usées, indicateur simple de suivi de la pandémie de Covid-19

Communiqué de l’Académie nationale de médecine

« Un enjeu majeur pour suivre la pandémie de Covid-19 est la surveillance de la circulation du virus dans la population pour prévenir le plus tôt possible d’éventuelles résurgences. Cela peut être réalisé par des tests qRT-PCR systématiques sur la population dans le but d’identifier et d’isoler les porteurs sains du SARS-Cov-2. On peut aussi le faire par des études séro-épidémiologiques basées sur la détection d’anticorps spécifiques contre le coronavirus, ce qui permet d’estimer aujourd’hui le taux de l’immunité collective à 5 à 10 % de la population française.

En complément de ces tests d’une mise en œuvre lourde, l’analyse microbiologique des eaux usées peut jouer un rôle stratégique dans la surveillance prospective et régulière de la circulation du virus. Il est établi que le SARS-Cov-2 peut se multiplier dans les entérocytes [1] et qu’environ 10 % des cas de Covid-19 présentent des troubles gastro-intestinaux, notamment une diarrhée [2]. De plus, les porteurs asymptomatiques ou paucisymptomatiques potentiellement contagieux éliminent momentanément le virus dans leurs selles (jusqu’à 30 à 50 %). Le SARS-Cov-2 a une faible stabilité dans l’environnement et est très sensible aux agents oxydants comme l’hypochlorite. Il est rapidement inactivé dans l’eau, contrairement aux entérovirus sans enveloppe.

À l’instar de la surveillance dans les eaux usées des virus de la poliomyélite, il est possible de détecter et de quantifier par qRT-PCR des acides nucléiques inactivés du SARS-Cov-2 dans des échantillons d’eaux usées prélevées dans des stations d’épuration desservant des centaines de milliers de foyers. Cela a été réalisé avec succès dans des agglomérations de plusieurs pays (France, États-Unis, Espagne, Pays-Bas, Luxembourg, Italie [3-8]). Les tests qRT-PCR montrent que la quantité d’acides nucléiques est corrélée à la courbe épidémique, précédant l’arrivée de la vague, suivant son ascension et diminuant fortement avec sa régression [9]. Cette relation temporelle directe avec la vague épidémique et surtout avant même son apparition, peut faire de cet indicateur un précieux outil pour prévoir d’éventuelles résurgences, en testant la présence du virus sur des centaines de milliers de personnes. » [extrait]

Source : Académie Nationale de Médecine (consulté le 10 juillet 2020) – La détection d’un nouveau virus de la grippe du porc en Chine souligne l’importance de surveiller cette maladie chez le porc

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